CARON STUDIO

Les Mineurs de Saint-Étienne · Bassin houiller de la Loire, vers 1910

L'univers

Un puits de Saint-Étienne en 1910, ses mineurs, ses enfants, ses femmes du triage et son cheval. Chaque figurine y a sa place, son métier et son histoire.

Rencontrer les gens du puits

Diorama en cours à l'atelier : la lampisterie, le fond avec un cheval attelé et une benne, la cloche du puits, une clapeuse à sa table de tri et un panier du lavabo

Un puits, en 1910

Toutes nos figurines vivent au même endroit : un puits de la Société anonyme des mines de la Loire, à Saint-Étienne, autour de 1910. Ce puits n'a pas de nom, et c'est voulu : nous ne prêtons rien à un puits réel. Ses hommes, ses femmes, ses enfants et son cheval sont des personnages composites, inventés à partir de ce que les archives et le Musée de la Mine de Saint-Étienne nous apprennent.

Chaque histoire sépare ce qui est vrai de ce qui est raconté, et cite ses sources. Les métiers, les lois, les dates et les catastrophes sont vrais. Les noms, les âges et les liens entre les personnages sont racontés.

Une journée de mine

On peut lire l'univers comme une journée. Le matin, au jour, la lampisterie : chaque mineur échange son jeton contre sa lampe, et la lampe qui revient le soir prouve qu'il est remonté. Puis la descente, et le fond : le piqueur attaque la veine au pic, son aide frappe les coins, le boiseur retient le toit, le rouleur pousse les bennes, le cheval les tire. À la recette, quelques coups de cloche font monter la cage. Au jour, les clapeuses trient le charbon et retirent les pierres. Le soir, au lavabo, on redescend les paniers et l'on reprend ses habits.

Les gens du puits

Le piqueur Claudius Faure et son aide Mathieu Rivoire font équipe au même chantier. Le boiseur Jean-Marie Vial a fait embaucher son fils Fernand comme galibot. Le gouverneur Antonin Bonnefoy et le délégué mineur Pierre Granjon ont abattu du charbon dans la même taille, avant que l'un écrive pour la compagnie et l'autre pour ses camarades. Le vieux Jean-Baptiste Royet, retraité, passe le dimanche avec son canari voir sa sœur Benoîte, qui trie le charbon au jour.

Benoîte est la veuve d'Antoine Chavanne, un piqueur qui signait d'une croix. Leur fils Joanny porte la lampe numéro 1043, leur petit-fils Jeannot le numéro 88, rendu par un homme qui n'est pas revenu. Et au fond, il y a Eugène, le cheval que mène Jeannot : dans cette famille, c'est le seul à qui la mine ait donné un nom écrit.

Les mots de la Loire

Ici, on ne disait pas porion mais gouverneur, pas berline mais benne, pas salle des pendus mais lavabo, et les femmes du triage étaient des clapeuses. Quand nous ne connaissons pas le mot d'ici, comme pour le galibot ou le casse-croûte, nous le disons.

Le diorama ci-dessus est une étude de l'atelier, au 1:9 : il réunit des pièces de la collection patrimoniale en préparation, plus grandes que les figurines de la collection N°1.

Collection N°1

Dix métiers, dix histoires

Chaque fiche raconte la vie de son personnage, ce qui est vrai et ce qui est raconté, avec ses sources.

Le Mineur à la pioche, figurine en résine
N°01

Le Mineur à la pioche

Au front de taille, le piqueur abat le charbon à la pioche, à la lueur de sa lampe. C'est le geste fondateur de la mine.

Le Mineur debout, figurine en résine
N°02

Le Mineur debout

La main sur la hanche, au sortir du puits : la fierté tranquille d'un homme qui descend chaque jour au fond.

Le Mineur à la masse, figurine en résine
N°03

Le Mineur à la masse

La masse sert à enfoncer les coins dans la veine et à briser les blocs les plus durs. Un outil lourd, pour des bras solides.

Le Boiseur à la hache, figurine en résine
N°04

Le Boiseur à la hache

Le boiseur taille et pose les bois qui soutiennent les galeries. De son travail dépend la vie de toute l'équipe.

Le Porion au registre, figurine en résine
N°05

Le Porion au registre

Le porion est le contremaître du fond. Il répartit le travail, surveille la sécurité et note tout dans son registre.

Le Mineur à la lampe, figurine en résine
N°06

Le Mineur à la lampe

La lampe de sûreté éclaire sans enflammer le grisou. Chaque mineur la reçoit à la lampisterie avant de descendre.

Le Mineur à la besace, figurine en résine
N°07

Le Mineur à la besace

Dans la besace : le casse-croûte et de quoi boire. Depuis 1848, on mange au fond, à la lueur de la lampe : c'est le seul bout de maison qu'on emporte pour la journée.

Le Mineur à la pelle, figurine en résine
N°08

Le Mineur à la pelle

Une fois le charbon abattu, il faut le charger dans les berlines. La pelle ne s'arrête jamais.

Le Galibot au panier, figurine en résine
N°09

Le Galibot au panier

Le galibot est le jeune apprenti de la mine. On l'envoie au fond dès l'adolescence, pour porter, trier et apprendre.

Le Vieux Mineur au canari, figurine en résine
N°10

Le Vieux Mineur au canari

La légende dit que le canari détectait le grisou : c'est faux, il réagissait au monoxyde de carbone. Le vieux mineur, lui, le porte comme on porte un compagnon.